Les Droits de l’Homme exigent que les États assurent un accès égal à l'enseignement supérieur pour tous sans discrimination, et qu’ils garantissent la réalisation progressive du droit à l’enseignement supérieur gratuit. Malgré le fait que la France dépasse de nombreux pays de l'Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) quant à certains indicateurs relatifs à l'enseignement supérieur, des problèmes importants y subsistent. Surtout concernant  la garantie d’accès égal à tous et toutes à l'enseignement supérieur indifféremment de leur lieu d'origine. Les opportunités de formations ne sont pas égales pour les étudiant-es dans toutes les régions de France. Si une partie de cette inégalité peut être attribuée au statut socio-économique des étudiants, les différences entre régions doivent également être prises en compte. En effet, ces différences peuvent agir indépendamment du statut socio-économique et peuvent exacerber les inégalités créées par ce statut, en étant déterminantes dans la scolarisation de certains étudiants au sein de l'enseignement supérieur. 

A travers cette note de positionnement, nous souhaitons démontrer que la répartition inégale des  différentes formations de l’enseignement supérieur à travers le pays oblige les étudiant-es à se déplacer. La mobilité étudiante entraîne ainsi des frais (principalement ceux liés au logement et aux transports), qui sont plus difficiles à supporter pour les étudiant-es qui décident de déménager, notamment en raison de différences régionales de niveau de vie. Associés à la stagnation de l'allocation budgétaire consacré à l'enseignement supérieur et à l'augmentation générale des frais de scolarité, ces frais indirects de l'éducation constituent un obstacle important du droit à jouir d’un enseignement supérieur gratuit sur une base non discriminatoire.

ENGLISH

Key resource

Early childhood, defined as the period from birth to eight years old, is a crucial time for the physical, cognitive, social, and emotional growth of children. Access to quality early childhood care and education (ECCE), therefore, can be vital in laying the foundations for children’s long-term development, well-being, learning, and health. Despite this, universal and equitable access to free, quality, and compulsory pre-primary education is one of the major education challenges. One out of two children does not receive pre-primary education. While access to quality pre-primary education is inadequate globally, the opportunities for pre-primary education are drastically restricted for migrant children. Significant inequalities exist between migrant and local-born children in terms of quality access to pre-primary education.

This brief focuses on some of the important issues related to young migrant children’s access to ECCE and pre-primary education, and the key challenges in the existing legal framework.  It further proposes to strengthen the legal framework and policy development for the inclusion of ECCE in-migrant response strategies.

In 1995, the parents of an Indian pupil brought a case against University of Natal because her application to medical school was rejected despite the satisfactory results she obtained in her qualifying examinations. They claimed that the admission process was discriminatory because it did not consider all the applications equally, but set higher admission standards for Indian students and lower ones for African students. The parents argued that this is as a violation of ‘equal access to educational institution’ provision of the constitution as well as sections 8(1) and 8 (2) in regard to ‘setting a discriminatory practice’. The Court agreed that while Indian community had been decidedly disadvantaged by the apartheid system, African pupils were even more so. Accordingly, the Court held that a selection system which compensated for this discrepancy does not violate the provisions of sections 8(1) and 8(2) of the Constitution.

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