Key resource

L'investissement de la France dans la multinationale d'enseignement Bridge International Academies (BIA) a soulevé de graves préoccupations quant à ses obligations extraterritoriales (OET) vis-à-vis de l'ensemble des droits garantis par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), et en particulier en matière de droit à l'éducation.

Rapport alternatif soumis en mars 2020 par 13 orgnisations de la société civile, dont l'Initiative pour le droit à l'éducation (Right to Education Initiative), au Comité des droits économiques, sociaux et culturels à l'occasion de la revue par les experts du Comité de la mise en oeuvre par France de ses obligations en matière de droits de l'Homme, telles que définies par le PIDESC.

English

La Convention relative aux droits de l'enfant (CIDE) s'applique aux enfants de moins de 18 ans. Elle reconnaît l'éducation comme un droit à chaque enfant sur la base de l'égalité des chances. Son article 28 garantit la gratuité de l'enseignement primaire obligatoire pour tous, la gratuité progressive de l'enseignement secondaire qui devrait en tout état de cause être disponible et accessible à tous, et l'accessibilité à l'enseignement supérieur en fonction des capacités. Il énonce l'obligation de l'État de prendre des mesures concernant la fréquentation scolaire. Elle encourage la coopération internationale en matière d'éducation, en particulier l'élimination de l'analphabétisme et la favorisation de l'accès aux connaissances scientifiques et techniques. Son article 29 définit les objectifs de l'éducation et reconnaît également la liberté des parents de choisir le type d'éducation qu'ils veulent donner à leurs enfants et la liberté de créer et de diriger des établissements d'enseignement, conformément aux normes minimales fixées par l'État.
 

Au Sommet mondial sur l'éducation, 37 OSC appellent les leaders mondiaux de l'éducation à utiliser des fonds de plusieurs milliards de dollars pour soutenir l’enseignement public 

Déclaration conjointe, le 27 juillet 2021

Alors que les ministres de l'éducation nationale et d'autres acteurs majeurs de l'éducation se réunissent les 28 et 29 juillet 2021 à l'occasion du Sommet mondial sur l'éducation, 37 OSC appellent les gouvernements à prendre des engagements solides en matière de financement pour le Partenariat mondial pour l'éducation (GPE) et exhortent le GPE à utiliser les fonds réunis pendant le Sommet pour soutenir l’enseignement public gratuit et veiller à ce qu’aucun financement ne soit utilisé pour soutenir des acteurs commerciaux, conformément aux exigences des droits de l'Homme. 

Le GPE est le principal organisme de financement multilatéral qui se consacre exclusivement à la transformation de l'éducation dans les pays à faibles revenus. Il joue un rôle essentiel dans le renforcement des systèmes éducatifs de dizaines de pays. Les leaders mondiaux de l'éducation se réunissent au Sommet mondial sur l'éducation avec pour objectif de réunir au moins 5 milliards de dollars US pour 2021-2025, afin de financer les plans d'éducation des pays en développement.   

 

ENGLISH  ESPAÑOL

 

L'enseignement public est souvent critique comme étant inefficace et inefficient. Cependant, lorsque des lacunes dans l'enseignement public sont identifiées, elles peuvent souvent être attribuées non pas à un manque de compétence, mais a un manque de volonté politique. En examinant sept exemples d'enseignement public dans les pays en développement, cette recherche montre que, contrairement aux idées reçues, l'enseignement public peut être l'approche la plus efficace, efficiente et transformatrice de l'éducation et, surtout, qu'il est possible de développer un enseignement public de qualité partout, y compris dans les pays du Sud.

 

ESPAÑOL   ENGLISH